|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
Details de l'Article |
 |
|
 |
|
| Articles | Rechercher de Articles | Plus d'articles dans | Plus d'articles de El Watan |
Bouteflika réduit au strict minimum ses activités présidentielles |
|
-
31/08/2008
|
| |
| |
Une absence énigmatique
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, brille par son absence sur la scène nationale et internationale. Omniprésent durant son premier mandat et au début de l’actuel quinquennat, Abdelaziz Bouteflika a réduit au strict minimum ses apparitions en public et ses activités à l’intérieur et à l’étranger. Et ce depuis 2005. Deux positions contradictoires pour un homme qui n’a pas l’habitude de rater les « grandes occasions » pour imposer sa présence et dissiper les doutes sur son état de santé. Plus de voyages à l’étranger, peu d’activités à l’intérieur et plus de campagne pour « le troisième mandat » lancée tambour battant au début de l’année en cours. Mis à part les messages de félicitations envoyés à ses homologues étrangers et les cérémonies d’accréditation de nouveaux ambassadeurs à Alger que la télévision nationale (ENTV) ne manque pas de diffuser, les activités présidentielles se comptent sur les doigts d’une main : présidence de l’ouverture des assises nationales de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le 19 mai 2008, visite officielle au Koweït et au Qatar (du 19 au 21 avril 2008) et visite d’amitié aux Emirat arabes unis en avril 2008. Mais depuis plus d’un mois le chef de l’Etat n’a effectué aucun déplacement à l’étranger. Pourtant, ce ne sont pas les événements qui manquent. Il a préféré, à maintes reprises, se faire représenter par l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, qui RABAH SÂADANE À L’EXPRESSION e pourrais quitter l’équipe nationale» L’entraîneur national semble dépité par une espèce d’indifférence qui entoure cette équipe. L’Expression: Au bout de quatre journées de compétition dans les qualifications à la CAN et au Mondial 2010, l’équipe d’Algérie se retrouve 2e, à deux points de celle du Sénégal. Est-ce l’objectif que vous vous étiez fixé au départ de cette phase? Rabah Saâdane: Non. Ce que je m’étais fixé comme objectif, c’était d’obtenir le maximum de points, c’est-à-dire plus que les 6 que nous avons actuellement.
12 points, par exemple? Pourquoi pas? Cela aurait voulu dire que nous devions remporter nos quatre matchs.
Ambitieux comme projet. Mais réalisable, car si vous vous remémorez les quatre matchs, il n’a pas manqué grand-chose pour que nous réussissions à le faire. Au Sénégal, nous inscrivons un but des plus valables à 0 à 0 et l’arbitre nous le refuse. En Gambie, on prend un but sur un penalty litigieux entaché d’une position de hors jeu. Vous voyez, ce sont des petites choses mais qui peuvent influer sur le résultat d’un match.
Mais 6 points ce n’est pas du tout négligeable. Oui, absolument, puisqu’on reste dans la course à la qualification. Vu les conditions dans lesquelles nous avons joué, il faut en tirer un satisfecit. D’autant que j’avais toujours affirmé avant la compétition que cette première phase de ce premier tour allait être extrêmement difficile, d’une part parce qu’elle se présentait à la fin d’une saison harassante, d’autre part parce que nous disposions de joueurs qui n’étaient pas dans les meilleures conditions psychologiques du fait qu’ils n’étaient pas rassurés sur le plan professionnel. C’est une période de transferts et il est normal que le joueur soit focalisé sur ce qui se dit çà et là, et sur les contacts qu’il a. On a tendance à prendre le joueur pour un automate à qui on peut tout faire. On oublie trop souvent que le joueur est avant tout un être humain qui a des soucis de toutes sortes, même s’il ne le dit pas ouvertement.
D’un point de vue technique, ces 6 points vous les prenez comment? Comme un bon résultat même s’ils ont tous été obtenus à domicile. Nous avons joué chez nous deux matchs que nous avons gagnés en inscrivant 4 buts au total. C’est une bonne moyenne puisque cela nous fait deux buts par match et zéro but encaissé.
Il y a qu’en déplacement, le bilan a été négatif. C’est vrai mais il faut se dire que nous sommes dans un groupe très difficile, et s’imposer chez l’adversaire ce n’est pas du tout évident. D’autant qu’en plus de l’adversaire, vous devez vos battre contre un arbitrage lequel en plus de ne vous faire aucun cadeau, favorise l’autre équipe. Cela fait des années que cela se reproduit mais rien n’est fait pour remédier à ce grave problème. L’arbitrage est l’un des points noir du football africain et tant qu’il restera en l’état on n’avancera pas. Vous savez, je faisais partie du staff technique de l’équipe nationale en 1981 lorsque nous étions allés battre le Nigeria chez lui, un résultat que nous avions confirmé après en match retour à Constantine et qui nous avait permis de nous qualifier pour la Coupe du monde. Au Nigeria, la FAF avait demandé et obtenu de la Fifa qu’elle désigne un arbitre européen. Si mes souvenirs sont bons, c’était un Suisse qui nous avait arbitrés et nous avions gagné à Lagos devant 100.000 spectateurs. Je ne pense pas qu’avec un arbitre africain, nous aurions réalisé un tel résultat même avec le très riche effectif que nous avions. Aussi bien au Sénégal qu’en Gambie, nous avions eu affaire à un arbitrage maison qui nous a été défavorable. Avec un bon arbitre nous aurions pu obtenir un point dans chacun de ces deux matchs et avec 8 points notre position en vue de la qualification se serait trouvée renforcée.
Mais vos adversaires peuvent dire la même chose pour l’arbitrage lorsque l’Algérie joue chez elle. Je ne pense pas qu’ils puissent s’exprimer ainsi parce que même chez nous, l’arbitrage ne nous a pas été favorable. Surtout contre la Gambie où là c’était flagrant qu’il cherchait à avantager cette dernière. Il y avait notamment un des deux juges assistants qui le montrait et je n’ai pas manqué de le lui dire d’une manière énergique. J’ajoute que nos adversaires usent maintenant de tous les ingrédients pour nous perturber.
Vous voulez parler de ce qu’ont fait les Gambiens avant le match retour? Absolument. Ce qu’ils ont fait est absolument scandaleux. Ils ont tout fait pour perturber le groupe de nos joueurs sur le plan psychologique en faisant référence à la tragédie nationale qu’a traversée l’Algérie dans les années 90. Ils ont eu l’audace d’écrire à la Fifa et, lors du match retour, ils ont manigancé un coup avec un canif qu’ils avaient eux-mêmes apporté. Cela est inadmissible et la FAF ne doit pas s’endormir. Elle doit réagir à son tour et élever une vive protestation auprès de la Fifa. Si on se met à user d’artifices aussi dangereux, des artifices subversifs, le football international ne s’en sortira pas. Les Gambiens sont venus chez nous et ils ont vu ce qu’était l’hospitalité algérienne. Ils ont été mis dans les meilleures conditions de séjour et ils n’ont manqué de rien. Ce n’est pas ce qu’ils nous ont fait lorsque nous sommes allés chez eux. L’Algérie ne cesse d’accueillir des délégations sportives de tous les pays et, jusqu’à présent, on n’a jamais entendu parler d’un quelconque incident qui se soit produit chez nous et ce, dans tous les sports. Non, vraiment, la FAF ne doit pas laisser passer cela.
Cet incident semble vous avoir beaucoup gêné. Mais bien sûr qu’il m’a gêné. Parce qu’il contribue à vouloir jeter le discrédit sur mon pays et ensuite à perturber mes joueurs. Vous savez, ces derniers sont fragiles psychologiquement parlant. Un rien peut les énerver et les amener à perdre leur self-control. Je n’ai jamais cessé de les mettre en garde, de leur demander de se soucier du jeu et d’ignorer l’arbitre. Un joueur qui s’égare dans des palabres avec un arbitre en vient à perdre sa concentration et à commettre, par la suite, des erreurs dans le jeu.
Des quatre matchs que l’équipe d’Algérie vient de disputer, quel est celui qui vous a le plus satisfait? Très certainement celui contre le Liberia et pas seulement, parce que nous avions gagné ce jour-là par 3 buts à 0. D’un point de vue technique et tactique, les joueurs ont développé le jeu que j’attendais d’eux. Il y avait du mouvement et de la percussion en attaque. Nous avons bien couvert le milieu du terrain et en défense nous avons laissé peu d’espace aux Libériens. Mais attention, dans les 3 autres matchs, il y avait des aspects positifs et même en déplacement, nous avions su bousculer nos adversaires au point de pouvoir obtenir des résultats intéressants avec un arbitrage vraiment à la hauteur et qui soit neutre.
Vous venez d’avoir les joueurs pendant un mois sous votre coupe. C’est ce que vous recherchiez puisque vous disiez que les trois jours des dates Fifa ne permettent pas de travailler la cohésion. Comment ont réagi les joueurs à ce long mois de regroupement? Je vous ai dit tout à l’heure que le joueur est avant tout un être humain. Tous sortaient d’une saison épuisante et au moment où chacun d’eux aspirait à des moments de détente et de vacances, on leur a dit de reprendre le collier pour un mois de stage. Mettez-vous à leur place. Ils ont une vie de famille et nul doute que leurs familles respectives voyaient d’un mauvais oeil ce stage au long cours. J’ajoute que nombre d’entre eux avaient des soucis de transfert et se devaient de les régler. Ce n’était pas facile et même s’il y eut deux petits incidents, vite résorbés, l’ensemble des joueurs a bien réagi. Ils ont eu un comportement de professionnels et de nationalistes. Voyez Bouguerra et Meniri qui étaient suspendus pour les deux premiers matchs et qui, lorsqu’ils ont rejoint le groupe et qu’ils ont appris qu’ils seraient remplaçants, ont fort bien pris la chose. Je tiens ici à rendre hommage à tous ces joueurs pour le sacrifice qu’ils ont consenti. Nous avons, de notre côté, à baisser la pression en entrecoupant le stage de quelques jours de farniente. Il faut couper de temps en temps et le joueur en a réellement besoin.
Vous dites que les joueurs avaient des soucis de transfert. Ce devait être difficile pour eux de s’en occuper vu qu’ils étaient en regroupement. Ils étaient certainement en contact permanent avec leurs agents par le biais du téléphone portable. Nous ne pouvions tout de même pas leur interdire de le fai
|
| |
|
|
 |
|
 |
|